Une route traverse un champ sur une photographie des années 1950. Sur une image récente, elle semble s’arrêter au milieu d’une parcelle. A-t-elle été supprimée, recouverte par la végétation, déplacée ? Ou compare-t-on simplement deux documents qui ne montrent pas les mêmes choses ? C’est une question familière à celles et ceux qui observent les paysages depuis le ciel. Les photographies aériennes permettent de suivre l’évolution des territoires, mais une différence visible n’est pas automatiquement la preuve d’un événement précis. Commencer par la date de prise de vue, pas par celle du site L’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) met à disposition, dans « Remonter le temps », des cartes anciennes et des photographies aériennes de plusieurs périodes. Le service « Voir et comparer » permet notamment d’afficher deux vues côte à côte, avec une loupe ou une séparation de l’écran. Un détail compte : les couches historiques sont parfois construites à partir d...
Une colonie d'oiseaux posée sur une vasière, une lumière douce, un cadrage presque parfait. C'est le genre de scène qui donne envie de sortir un drone. Pourtant, il manque deux informations essentielles à la photographie : avons-nous le droit de survoler cet endroit aujourd'hui, et que se passera-t-il pour les animaux si nous approchons ? Ces questions ne se règlent pas en regardant uniquement la batterie ou la météo. En France, la préparation d'une image aérienne demande de distinguer la règle aéronautique , la protection du lieu et le dérangement possible de la faune . Les trois peuvent conduire à des décisions différentes. Un lieu magnifique n'est pas automatiquement un lieu survolable La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) décrit, dans son guide de catégorie ouverte daté du 31 décembre 2025, les restrictions liées aux parcs nationaux, réserves naturelles et autres zones sensibles. Elle précise aussi un point facile à oublier : certains es...