Après une averse, une photographie aérienne peut montrer des taches brillantes au milieu d'un terrain sombre. Une flaque occupe le bord d'un chemin, une autre souligne une ornière, une troisième semble dessiner un petit bassin. La tentation est grande : là où l'eau reste visible, le sol serait imperméable. Pourtant, l'image ne permet pas une conclusion aussi rapide. Une flaque est un indice, pas un diagnostic Pour comprendre ce que l'on voit, il faut distinguer trois phénomènes : l'eau qui s'infiltre, celle qui s'écoule en surface et celle qui s'accumule temporairement. La présence d'une flaque peut dépendre d'un creux local, d'une pluie récente, de l'état d'humidité du sol, d'une couche peu perméable ou d'un obstacle à l'écoulement. Une seule image ne permet généralement pas de choisir entre ces explications. Le BRGM rappelle dans sa présentation du cycle de l'eau souterraine qu'une partie des précipitation...
Sur une image prise depuis le ciel, un toit peut sembler glisser sur le côté. Le sommet d'un immeuble ne tombe pas exactement au-dessus de son pied, une rue paraît plus étroite près d'une façade, et deux photos du même quartier ne dessinent pas tout à fait les mêmes contours. Faut-il en conclure que l'image est fausse ? Pas nécessairement. La photographie aérienne montre d'abord un point de vue. Pour devenir un document cartographique, elle doit souvent subir un travail supplémentaire. Un toit vu du ciel n'est pas une empreinte au sol Imaginez un petit bâtiment photographié depuis un point situé légèrement à sa droite. L'appareil voit le toit, mais aussi une partie du mur. Le toit semble alors se déplacer par rapport à la base du bâtiment. Ce déplacement apparent dépend de la position de la caméra, de la hauteur de l'objet et de la géométrie de la prise de vue. Il ne prouve ni que le bâtiment penche réellement, ni que la rue s'est déplacée. Une photo ...